Questionnement sur l'effondrement

Questionnement sur l'effondrement
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Bonjour à tous, aller je me lance, premier sujet politique ! N’oubliez pas que ce qui suit n’est que mon avis qui est le fruit de mes recherches, en aucun cas il s’agit d’une vérité immuable et que je souhaite simplement amorcer une discussion sur un sujet qui me prend à cœur ces derniers mois.

J’imagine que vous avez une petite idée de ce qu’est l’effondrement. Seulement, j’aimerais sortir de ce point de vue sensationnaliste qui dit que la société va se transformer en un monde post apocalyptique type « attaque zombie » et que nous devrions nous armer et construire des bunker. J’aimerais vous présenter un point de vue rationnel de la question et que vous me partagiez vos avis.

Premièrement, les faits. Il est admis par la communauté scientifique mondiale que le changement climatique s’opère et que des changement drastiques sont à prévoir. Les rapport du GIEC se font de plus en plus alarmant pour indiqué des scénario de plus en plus pessimiste. +7C d’ici 2100 (https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1304143/changements-climatiques-7degres-giec) et +1.5C dans moins de 10 ans (https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1128192/discussions-climat-coree-du-sud-incheon-giec). Sachant que les effets sont à retardement et qu’ils ne dépendant pas que de nos actions présentes, même si on arrêtait tout ce processus instantanément, nous prendrions environ +1 pour les futures années. Bref, dans un monde dont les dirigeants prendraient au sérieux cette question, nous pourrions envisager rester en dessous de +2C et éviter bien des problèmes. Malheureusement, le tout libéral et le capitalisme sauvage ne se prête pas au jeu. Alors, je pense qu’il est préférable de s’attendre au pire et de l’anticiper, quitte à ce que cela n’arrive pas. Le pire serait environ +4C-+5C d’ici 2100. Le MIT à mis un logiciel en ligne de calcul prévisionnel du réchauffement climatique avec de nombreux facteurs que l’on peut modifier à souhait (https://en-roads.climateinteractive.org/scenario.html?v=2.7.6). Vous verrez que les prévisions s’annoncent mauvaises car nos actions isolées ne sont que peu impactantes.

Avant d’aller plus loin, je vous conseil vivement cette infographie qui résume très clairement la situation (https://www.youtube.com/watch?v=tk-QuMCbw2I&fbclid=IwAR0lfdWGKarw-ltbuDmK5K2mfLnCzVk6JCwx1sJ3HsD72iVWKiexoTash9U)

J’avais conscience des enjeux écologiques depuis quelques années, cependant cela ne fait que quelques mois que j’ai pris conscience de cet autre point indissociable du changement climatique : le pic pétrolier. Je l’ai découvert au travers des conférences de Pablo Servigne (https://www.youtube.com/watch?v=6J1Lzs-iYAI) et du Manuel de transition de Rob Hopkins. Ce qu’il nous explique c’est qu’en fait, le monde à atteint son pic pétrolier en 2008. Ce qui signifie que les découvertes de pétrole annuelles sont inférieurs à la consommation. Ce qui sous-entends la fin proche du pétrole à bas coût. Ce que les collapsologues nous expliquent, c’est que l’énergie que nous procure le pétrole est la meilleure que le monde ait jamais connus en terme de rapport prix/énergie. 40L de pétrole correspond à 4 années de travail manuel d’une personne en terme d’équivalence énergétique (mesurée en joule). Chaque JOUR, le monde consomme 97 millions de baril de pétrole (https://www.planetoscope.com/petrole/209-consommation-mondiale-de-petrole.html). 1 baril = 158L. Nous ne sommes mêmes pas capable d’imaginer ce que cela représente tellement ces chiffres sont imposants. Cependant, le constat simple que l’on peut faire, c’est que prochainement le prix du pétrole ne fera qu’augmenter car nous en consommons trop et qu’il s’agit d’une énergie fossile et donc physiquement limitée.

Ici s’arrête les faits. Maintenant je vais vous présenter mon point de vue. Le pic pétrolier est selon moi un indicateur très alarmant, et comme Rob Hopkins le précise, il ne devrait pas être dissocié du changement climatique. Ce sont 2 facteurs importants qui vont influencer nos vies et que nous ferions mieux de prendre en compte dès à présent. En tant qu’individu, nous ne pouvons pas agir du le global, le mondial. Nous pouvons agir sur nos propres vies, parfois celles de nos proches. Cependant, il y a un entre deux : le local. Agir ensemble, localement, pour produire et utiliser nos ressources afin de créer des circuits courts, voire très court. Vous l’aurez compris, je suis convaincu que la société va s’effondrer, on ne peut prédire quand, mais je pense que ces 2 facteurs entrainement des crises sociales de plus en plus graves (on le voit déjà dans le monde) ainsi que des flux migratoires plus importants et donc des conflits. Je pars du principe que nous pouvons tout de même agir et que ces 2 facteurs sont même une chance pour nous.

En effet, si nous étions certains qu’il n’y avait aucune probabilité d’effondrement, rien de changerait, le capitalisme continuerait et nous pourrions consommer toujours plus, toujours plus longtemps. Si nous étions certains qu’un effondrement arriverait, nous pourrions l’estimer et dans ce cas la, nous irions tous acheter des vivres, des armes et nous ne ferions que profiter jusqu’à ce que cela arrive. Néanmoins, nous sommes dans l’incertitude, et ce doute nous permet d’envisager un avenir différent. Un avenir bâtit sur des communautés qui communiquent entres-elles et s’échangent des ressources. Des communautés où le vivant serait au cœur et non plus l’argent. L’objectif serait de vivre heureux avec ce que l’on a. Minimalisme, résilience, nature, permaculture, autoconstruction, autosuffisance, etc.

Voilà pour moi les raisons qui me poussent à créer une communauté qui tende vers l’autosuffisance, vers le produire moins mais produire mieux. Valoriser les savoir-faire, réapprendre à travailler de ses mains et vivre en harmonie avec la nature.

Merci d’avoir lu, si jamais ce post vous à bouleverser, vous pouvez m’écrire en privé ou ici. Et si cela vous intéresse, je serait ravis de discuter de ceci avec vous, ici ou bien même de vive voix à Montréal.

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Bonjour Axel,
Ravi que le sujet de l’effondrement sorte sur le forum. Je viens de lire ta présentation d’il y a quelques semaines. Je suis à 100% en accord avec tes mots et je comprends le besoin de création d’une communauté.

Je suis moi-même convaincu que ma génération (milléniaux) va connaitre un effondrement systémique de notre civilisation. De plus il y a de grande chance que ce soit notre génération qui sera au pouvoir.
Tout tes points sont excellents et merci pour les liens du MIT.

Cependant le pic pétrolier de 2008 que tu mentionne est celui du pétrole conventionnel c’est-à-dire celui qui est facile à « récolter ». L’humain n’a jamais autant consommé et produit de pétrole qu’aujourd’hui et demain nous allons vers un nouveau record.

La consommation et production mondial augmente, pour preuve l’année 2018 fut un nouveau record grâce au pétrole de schiste américain.

Si on parle d’énergie on peut parler de transition énergétique qui est un non-sens dans la plupart du temps. By the way le mot transition énergétique vient du fait que l’Allemagne et l’Autriche voulait passer du charbon à l’atome en 1980. Dans la plupart des cas, les alternatives pour la production d’énergie ne font qu’absorber la croissance mais la consommation, elle augment bien.

L’Allemagne est un bel exemple de la limite de cette fameuse transition. Le pays dispose d’un des plus grands parcs éoliens mais doit sans cesse faire tourner ces centrales au charbon et lignite lorsqu’il n’y a pas de vent… Ce qui fait que la moitié (49%) de l’Energie Allemande est d’origine fossile.

Une transition énergétique qui fait du sens est de diminuer la consommation globale d’énergie et non d’en changer la nature. Une autre aberration sont simplement les pertes énergétiques qui sont incalculable. 80% des besoins énergétique des Canadiens est de chauffer. Chauffer un logement, chauffer de ton ballon d’eau chaude ou encore chauffer ta soupe préférée. Dans une grande partie de l’Amérique du Nord nous faisons cela avec de l’électricité.

Sauf au Québec, mais dans la plupart du temps, du charbon est brulé pour être transformé en électricité, la moyenne mondiale du rendement est de 30%, le reste est perdu en chaleur. Cette énergie sous forme électrique est alors transportée (on perd encore 3%). Puis ça arrive au compteur et 80% de cette énergie va être destinée à chauffer avec un rendement moyen de 33%…

Ce qui j’essaie d’expliquer c’est le non-sens énergétique dans lequel nous vivons. Mettre des panneaux solaires ou rouler en voiture électrique ne va rien changer.

Rouler en voiture électrique au États-Unis est un non-sens total. La voiture roule véritablement au charbon ou au gaz 2 tiers du temps. (Avec toutes les pertes associés)

Un site qui est toujours intéressant et qui fait peur à la fois est https://www.worldometers.info/
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Si on se fie à ce site il reste 44 années de production de pétrole, il est ou le pic de 2008 ?

De mon point de vue l’effondrement ne viendra pas de pétrole mais bien du climat. Des conditions climatiques instable et plus rude feront dérailler la machine mondiale. La production et l’approvisionnement peuvent être très vite impacté.

La différence entre une démocratie et une barbarie c’est un ventre vide.

J’habite sur la rive nord mais je suis souvent à Montréal, donc oui ça fait toujours plaisir de partager une discussion de vive voix.

Au plaisir

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Bonjour Hasbrak !

Heureux d’entendre ton avis. J’aimerais apporter quelques petites précisions sur le pic pétrolier, car effectivement cela manquait de détails. Le pic pétrolier de 2008 correspond au pétrole conventionnel (hors pétrole de schistes entre autre). Effectivement, les extractions croissantes en Amérique du Nord permettent de repousser ce pic, mais je ne fierais pas sur worldometers (ou pas que) pour estimer une date. Par exemple l’Agence International de l’Énergie l’estime plus aux alentours de 2025 (https://www.lemonde.fr/blog/petrole/2019/02/04/pic-petrolier-probable-dici-a-2025-selon-lagence-internationale-de-lenergie/).

Je n’arrive plus à retrouver les sources (ça doit être dans le livre de Rob Hopkins, que je te conseille vivement si ce sujet t’intéresse), mais ils expliquait que l’extraction du pétrole de schiste n’était devenue rentable seulement depuis que le pétrole conventionnel etait en déclin (donc depuis 2008). Cela s’explique par le rapport entre le coût en énergie investie et l’énergie que cela nous procure. Dans ses meilleures années, le pétrole conventionnel avait un rapport de 1 pour 100 (approximativement), il me semble que actuellement on se situe dans un rapport de 1 pour 10-20, qui est un seuil relativement critique sur un plan social. De plus, les forage de pétrole de schiste sont très éphémère, au bout de 1-2 le forage doit être abandonné au profit d’un autre car plus assez rentable. Outre les dégâts écologiques, le pétrole de schiste apparaît comme une dernière dose avant le sevrage forcé à une dépendance généralisé.

Au final, ce n’est pas tant la quantité de pétrole disponible qui est problématique, mais la rentabilité de celui-ci. En d’autres mots, c’est l’accès à une énergie bon marché qui est la limitation. Si l’énergie n’est plus aussi accessible d’un point de vue financier, beaucoup de personnes (notamment à bas revenues) ne seront plus en mesure de vivre dignement, entrainant une chute du pouvoir d’achat des salaires bas et moyens, l’augmentation du taux de pauvreté et par conséquent, la possibilité d’une révolte sociale et donc de l’effondrement d’une société. C’est vraiment cet aspect du pic pétrolier qui me parait effrayant, après aucune certitudes possible à avoir sur une date, et il se peut bien que le changement climatique opère avant.

Ceci étant dit, un monde sans pétrole, avec 50-80% d’énergie produite en moins, c’est une aubaine pour le climat.

PS : Tout à fait d’accord concernant les énergies renouvelables, c’est juste un tampon et cela n’est absolument pas une solution. La meilleure des transitions c’est celle où on réduit sa consommation. Jancovici estime que si la France veut diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 75% d’ici 2050, il faut réduire sa consommation de 2.7% (tout secteur confondus) et ce chaque année. Le saut à faire est donc assez important

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@Axel j’ai le Manuel de Transition de Rob Hopkins sous les yeux et il parle effectivement du retour d’énergie pour l’énergie investie. Étant donné que le livre commence à dater ces chiffres sont peut-être à revoir, mais en voici quelques-uns ;

  • Pétrole conventionnel ; moyenne mondiale d’environ 20:1 (effectivement cela se situait à 100:1 au départ)

  • Éolien ; 11:1 « bien que le taux serait beaucoup plus faible s’il était corrigée pour tenir compte des systèmes auxiliaires érigés pour les périodes où le vent ne souffle pas. »

  • Cellules photovoltaïques ; entre 2,5:1 et 4,3:1

  • Hydroélectricité ; 23:1 « mais un grand nombre des sites hydroélectriques de la planète ont déjà été développés, de nombreux projets hydroélectriques existants connaissent des problèmes d’alluvionnement et, en certains endroits, des étés plus secs en raison du changement climatique réduisent également le rendement. »

  • Biodiesel ; 2:1 « Charles Hall de la State University of New York soutient que pour offrir la moindre contribution viable à la société, un carburant liquide ne devrait pas dépendre de subventions du pétrole et devrait avoir un RÉÉI (rendement énergétique pour l’énergie investie) d’au moins 5:1. »

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Hello Axel,

Je suis 100% d’accord avec tout ce qui tu dis. Les questions sont

Comme pour les producteurs de Mais, dés que c’est plus rentable mais qu’on en a besoin, des subventions vont apparaître pour la survie de l’activité. Welcome to Capitalist World :cowboy_hat_face:

La seule solution vient de la décroissance et l’autonomie de notre énergétique. Pour cela au Québec nous sommes bien lotis grâce à l’hydro électricité.

Mais bon si on prend la consommation moyenne qui est 2 886 litres par habitant par au Québec. (https://www.cer-rec.gc.ca/nrg/ntgrtd/mrkt/nrgsstmprfls/qc-fra.html?=undefined&wbdisable=true)

Combien de barrage hydro électrique il faudrait construire pour absorber cette énergie ?

1 litre d’essence = 34,66 MJ = 9,63 kWh. On est 8 millions au Québec. On produit 180 Twh au Québec (95% Hydro.). Si on converti l’énergie du pétrole requis pour tous le Québec pour une année en énergie électrique ca donne : 207 Twh. Il faut donc plus que doubler la production d’hydro pour réussir à sortir du pétrole.

En gros réduisons la consommation. :joy:

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Bonjour,
Tu as une compréhension très claire de la situation actuelle. Inévitablement nos sociétés vont frapper le mur dans un avenir proche. Ce qui me bouleverse le plus, c’est l’indifférence de la très grande majorité des êtres humains devant cette tragédie annoncée. Malgré les avertissements sur l’urgence d’agir, mon observation des comportements humains sont découragent. L’industrialisation et le capitalisme nous a conduit dans un chemin de mensonges de conditionnement un chemin sans issue.
Observateur de l’état des choses, je suis curieux et fasciné par l’évolution de la situation. Selon moi, quand la situation deviendra plus que dramatiquement évidente, plusieurs acteurs du monde capitaliste vont s’éclipser (banquiers assureurs, gouvernement…)
Ce qui me désole le plus c’est l’inaction canadienne face à la situation, c’est le conflit pétrole de l’Ouest canadien. Beaucoup de difficultés de voir comment des décideurs élus et supposément instruits peuvent vouloir continuer à poursuivre leur développement de l’industrie pétrolière.
Bon qui vivra verra!

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@hasbrak, j’imagine que tu n’attends pas de réponse particulière à tes questions car, comme tu t’en doutes, je suis tout à fait d’accord sur ta solution finale : « réduisons la consommation ».

Mais essayons tout de même ! Je ne te donnerais pas de prix à la pompe chiffré, cependant c’est tout de même l’augmentation de ce dernier qui a déclenché le mouvement social des gilets jaunes en France. Aujourd’hui les revendications sont nombreuses et le prix du pétrole est presque oublié, mais ce sont ces quelques sous qui ont fait sortir le peuple dans la rue il y a un an. Qui plus est, cette taxation supplémentaire était supposé être une taxe solidaire pour l’environnement. Un gros enfumage de la part du gouvernement, mais il y a un an, la conséquence était celle-ci : la paralysie économique du pays car le peuple était proche du burnout social. Certes il y a encore une marge de manoeuvre au Québec et en Amérique du Nord, mais si les révoltes sociales continuent à se répandre, l’impact pourrait bien être mondial.

Concernant le ratio de rentabilité, celui-ci dépend directement des subventions (et donc des taxes sur les carburants), donc ce n’est plus rentable à partir du moment où les gens ne l’achète plus. Cependant, Charles Hall de la State University de New York à un avis sur ce ratio suite à ses calculs (http://energyskeptic.com/2017/eroi-explained-and-defended-by-charles-hall-pedro-prieto-and-others/). Il explique que le ration doit être beaucoup plus que 1.1:1. En fait ce ration brut fonctionne s’il y a aucun autres entrant dans l’équation. Sauf qu’il faut prendre en compte toute la logistique, soit le création et l’entretien des routes, des véhicules, des stations de forages, des matériaux, des chauffeurs, de l’éducation de leur enfants, etc. Si tout ceci est pris en compte, ses calculs varient entre 5:1 et 15:1. Tout dépend de la consommation énergétique du pays, car toute l’énergie non investie dans la production de plus d’énergie peut-être utilisé à la croissance (Welcome to Capitlasit World, again).

@logislocation, Si tu souhaites comprendre pourquoi les gens n’agissent pas face à ce sujet, je te conseille cette vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=TUCGIviYkNE) qui explique en quoi le cerveau humain a beaucoup de difficultés à accepter cet avenir. Ceci concerne l’humain lambda mais aussi les dirigeants, enfermé dans cette croyance qui selon eux, nous sauvera. Malheureusement ils sont sincères dans leur démarche.

@Marie_Michele, Merci pour les informations qui me manquait ! Hésite pas à nous donner ton avis aussi, car tu semble aussi instruite à ce sujet :slight_smile:

Bonjour à tous,
Moi je suis un peu moins pessimiste et voilà pourquoi. L’énergie autour de nous peu remplacer rapidement les énergies fossiles. Tesla l’à prouvé il y a plus d’un siècle, d’autres ont fais aussi des avancées sur les moteurs fonctionnant à l’énergie libre. Par-contre tout cela est bloqué depuis ce temps par les familles qui dirigent la planète entière. Et c’est eux qui causent la plupart de nos problèmes de société, ex= le scandale financier= afin de réussirent leurs plans bien connus. Par-contre ils sont très puissants et non pas peur de faire des milliers de morts tous les jours sur la planète. Donc ont ne peu pas leur faire une guerre ouverte. Par-contre ce qu’on peu faire c’est évoluer chacun de nous et trouver tout moyens possible pour sortir du système , devenir autonome au maximum,
seul moyen de les anéantir.

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Bonjour oui cest tout à fait exact les technologies énergies libres existent depuis très longtemps au environ 1800 ou même avant… Les technologies disponibles au public ont été contrôle par les programmes top-secret militaires , autres agences gouvernementale et globalement ceux qui contrôlent la création monétaire.
Les films de sciences-fictions ont une certaine part de vérité souvent pour préparer la population à l`agenda technologique future.

Également un autre problème actuel très actuel… Le mouvement environnemental est manipulé par ceux qui dirigent le mouvement… Le marqueur du carbone est très généraliste . Il ne cible pas la pollution spécifiquement. Le carbone est lorigine de la vie sur terre. Un marqueur aussi généraliste fait en sorte que le taxe du carbone pourrait être nommé taxe à la vie.. un humain qui sort prendre une course à lextérieur est taxé selon ses nouveaux préceptes de la taxe carbone…Cela va justifié les contrôles de naissances, vaccins pour réduire la fertilité… bien oui le gourvernement va réduire ses taxes de carbone avec ses stratégies…quelle logique on cherche endoctriné la population mondiale pour justifier la dépopulation sous le prétexte d`un réchauffement de la planète… la réalité on détourne lattention des vraies responsables de la pollution avec cette mise en scène de réchauffement + carbone… il faudrait plutot cibler les vraies responsables de la pollution… Des idées? quel marqueur devrait remplacer le carbone ou le taxe carbone pour cibler spécifiquement la pollution des écosystèmes??Jattends vos idées … merci

@Axel merci pour ton invitation, mais pour le moment j’observe et j’apprends sur le sujet. Je suis depuis quelques années bien consciente des menaces environnementales, mais le pic pétrolier est une prise de conscience récente dans mon cas!

@yann je n’ai pas d’idée à donner par rapport aux solutions de remplacement aux crédits carbone, mais j’aimerais partager ce reportage de Benjamin Tremblay, de 7 jours sur Terre, qui présente bien la blague derrière ce concept.

En résumé, on y comprend que l’idée de réduire nos émissions n’est pas mauvaise, mais c’est plutôt le fait que ce sont les géants de l’énergie et les plus gros pollueurs qui travaillent ensemble pour avoir l’air légitimes, sans changer réellement les modes de production/distribution, etc. Ce sont les compagnies elles-mêmes qui calculent leurs émissions et donc combien elles devront acheter de crédits. Et ce sont les pétrolières (Exxon, Shell, Total, Bp…) qui vendent les crédits carbone et seront en charge de planter les arbres, en plus d’avoir réussi à fixer le prix de la tonne de carbone.

Il faut être membre de 7 jours sur Terre pour avoir accès à ce reportage. C’est 3$/mois mais personnellement je trouve que ça vaut le coût car il fait un bon travail de recherche indépendant.

       Bonjour, a vous il me fais plaisirs de vous lire j'ai trouvé un vidéo des plus intéressantes :

       "It Will Be The End Of Energy Companies" | The FORBIDDEN Technology of Nikola Tesla 

        Il faut se faire une idée et c'est tant mieux, mais après s’être soustrait a  hypnotisme

         Collectif et s’être ouvert a son propre sens de sa vie. Quoi faire d'autre que de passer

         a l'action. Maintenant on sait que tout s'organise autour de l'argent et du soi disant 

         pouvoir que cela procure ! Nous avons toutes les technique low tech pour la maison

         Naturel autonome, les pratiques en permaculture Écoresponsable , et plein de gens

         qui aspire a passer a l'ACTION.  Il y a  un plan a élaborer collectivement pour passer

         a l'action,  je pense a beaucoup de gens qui on de superbes compétences qui

          pourrais mettre la main a la pâte . Des gens qui on vécu de tel expériences et nous

          les  partager,  bref se regrouper et partager ses filons de concsience ,les organiser

          de façon a pouvoir les appliquer en perma-action !

Oui cest un élément facilant que le gens se mettent en équipe pour créer de projets transformateurs et haute impact social.

:slight_smile:
Merci

Difficile de voir clair sur cette terre et son avenir ou plus sur l’avenir des humains . Il y a déja des millions de victimes climatique . La chaleur ,la déforestation , les feux , sécheresses , ect… ne cesse d’augmenter . Avec l’autre extrême les fortes pluies et les inondations . Pour beaucoup l’effondrement est déja la . J’ai bien peur que pour beaucoup d’humains il n’y a pas de solution miracle . Pour les autres l’avenir ne sera pas plus facile que du temps de nos ancêtres qui ont traversé les océans pou bâtir un avenir meilleurs . La grande crise de 1929 n’est pas si loin car mes parents l’ont bien vécu . Celle qui arrive je la souhaite moins pire sauf que je ne vois pas comment bien des humains qui ne savent rien de la nature et du travail manuel vont faire pour se débrouiller lorsque les magasins vont être vide ou avec des produits hors de leur budget . Je rêve qu’une grande transition pour rapprocher la production des biens essentiels au niveau local . Et d’une utilisation bien plus efficace des ressources . Ce que je constate c’est des sociétés des con sommations effrénées et d’un gaspillage sans bornes proche de la folie pure . Les boxing Day en sont une image qui défie l’imagination de la folie humaine . J’essaie de faire ma petite part pour conserver mon bout de nature en santé et devenir le plus autonome . En fait on l’était presque sur la petite ferme ou j’ai passé les 30 premières années de ma vie ( sauf mes études a l’Université) Alors rien de bien nouveau pour moi sauf qu’avec les savoirs moderne l’efficacité est beaucoup plus grande . Je me dis souvent en m’amusant , avoir su cela quand j’étais jeune j’aurais sauvé tant de travail et de misère . Des plastiques il n’y en avait pratiquement pas . Même le téléphone je l’ai vu arriver . Imaginez vous devoir marcher pour aller avertir les autres chaque fois que vous prenez un téléphone . On était loin du net ou je jase en direct avec une personne de Nouvelle Calédonie gratuitement . Que sera la terre dans 60 ans ??? Je termine ce post et je trouve ce lien Facebook , ce sont eux l’avenir . Dans les yeux brillants des enfants on peut voir l’avenir

Je trouve que le sujet de l’effondrement va de pair avec celui de l’auto-suffisance. Au bout de la ligne, l’effondrement poussera les gens à retourner aux méthodes ancestrales qui ne dépendent pas des énergies fossiles ou de technologies qui demandent des pièces électroniques, mais bien de ce que leur environnement peut leur fournir. Comme @Axel l’a dit plus tôt, 40L de pétrole correspond à 4 années de travail manuel. Ça serait un méchant ralentissement de ne plus (ou moins) avoir accès à cette ressource énergétique, mais il est nécessaire selon moi.

Je ne crois pas que l’effondrement se fasse de manière brusque. D’après moi, ça commencera par une hausse du baril de pétrole, ce qui affectera la prix à la pompe. Nombreux sont les gens qui ne pourront plus se permettre d’utiliser leur auto pour aller travailler, ce qui augmentera le chômage. C’est quand les gouvernements ne pourront plus supporter tout ce chômage que l’effondrement commencera. Dur à dire comment les gens réagiront… Les citoyens des villes seront surement les plus touchés tandis que ceux qui ont une terre pourront essayer de s’organiser (si ce n’est pas déjà fait d’avance). J’ai vraiment espoir qu’en période difficile, les gens sauront s’organiser dans les villages pour créer des communautés basées sur l’entraide.

Pour ceux qui sont intéressés à en lire plus sur le sujet et qui aimeraient avoir des pistes de préparation, je suggère fortement ce blogue (en anglais) : The Easiest Person to Fool

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Bien d’accord avec toi.

Salut

J’ai peut être une approche différente une façon plus basique d’envisager la solution au problême énergétique. Ce n’est pas d’hier que l’humain est confronté à la pénurie, certaines fois il en est responsable à d’autres occasions il subit la chose. Dans mes réflexions je fais le lien entre cellules souches et humains souches ces derniers comme les premières sont polyvalents mais surtout efficaces. Ici la phrase les derniers seront les premiers revêt tout son sens en ce que les négligés aujourd’hui, les peuples près de la nature dont les plantes et animaux sauvages passeront au travers parce que résilients.

Pour ma part puisque je vis près de la nature et de ses ressources j.’ai réduit considérablement mes besoins au point d’avoir expérimenté l’autarcie et la pénurie saisonnière dont le manque et la maigreur au point d’ajuster mes activités et consommation en conséquence. Là où d’autres auraient paniqués je suis demeuré calme et sans stress. Le stress et l’anxiété dépensent beaucoup d’énergie.

Je suis aujourd’hui plus à l’aise financièrment et vis plus confortablement mais demeure très alerte et conscient que la vie apporte des hauts et des bas et que ces derniers sont nécessaires pour apprécier les aspects positifs et surtout être en mesure de modérer durant l’abondance question de ne pas être dépourvu durant la pénurie.

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Wow, quel post intéressant. Je suis cette tengante d’effondrement depuis peu aussi mais elle ne fait que confirmer mon désir de toujours de vivre en communauté qui s’entraide se complète, vise la simplicité, le respect de la terre et l’autonomie. L’énergie libre me semble une avenue tellement intéressante que je ne comprends pas pourquoi, on en a pas encore d’application concrète. Quelqu’un a déja essayé d’en produite ??? Tout projet de communauté m’intéresse s’il y en a qui cherchent quelqu’un pour se joindre a leur projet.

Entre riche et miséreux

Ici et pour quelques uns d’entre nous il y a un fossé avec les urbains parce que la rareté des ressources, leur disponibilité, fait que notre rapport à l’énergie diffère et que dans notre contexte le gaspillage a des conséquences qui peuvent être plus significative qu’en ville… De dépasser le niveau de réserve des batteries, peut faire que l’on en est privé d’un minimum durant plusieurs jours, surtout dans la phase de pénurie, l’hiver. C’est la raison qui fait que nous éteignons les lumières et utilisons celles a faible consommation lorsque les conditions ne sont pas favorables à la recharge. Pour ce qui est des outils ils sont utilisés durant le jour et lorsqu’il fait soleil, que les batteries sont déjà pleines. La gestion du bois bois de chauffage, de l’eau et des réserves alimentaires suivent le même principe d’économie, pas de dépense superflues.

IL est frappant de constater la différence de point de vue entre les urbains et les personnes dans les endroits reculés où les services omniprésents en ville sont ici rares ou inexistants.

En ce qui me concerne j’ai utilisé cette prise de conscience pour l’adapter à ma dépense d’énergie vitale, je suis autant économe pour les énergies extérieures qu’intérieures. Peux sont conscients que ces batteries aux réserves limitées reflètent notre réserve en énergie vitale et que comme celles ci il est conseillé, pour en accroître la durée de vie, de ne pas dépasser cinquante pour cent de décharge. Ce qui veut dire de ne pas s’épuiser, surtout lorsque les possibilités de récupérer ne sont pas optimales. Suivre le cycle circadien est important, se coucher et ne pas veiller inutilement.

Ceux qui observent la nature, les plantes et les animaux sauvages remarquent comme ils sont économe durant la saison froide, et la nuit. Les urbains ont tendance à veiller tard manger et boire inconsidérément ce qui ne pourra être soutenable lorsque la crise surviendra.

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Bonjour tout le monde,

Je crois qu’il pourrait être pertinent de relancer le sujet de l’effondrement en cette période de pandémie. En effet, nos conversations précédentes étaient hypothétiques, des prédictions d’un effondrement à venir. Sans nécessairement être l’Effondrement (avec un grand E) du capitalisme, je crois que la crise de la COVID-19 que nous traversons actuellement est un effondrement car elle change la société et fait réfléchir sur ce qui est vraiment essentiel à mon avis.

D’après les prédictions, les activités économiques reprendront d’ici la fin de l’été (au dernières nouvelles du moins). Qu’aurons-nous appris de ce confinement? Est-ce que le Business as usual reprendra autant qu’avant?

J’espère de tout mon coeur que l’économie locale sera plus forte que jamais. J’espère qu’on saura construire le prochain chapitre avec conscience de ce qui ne fonctionnait pas avant!

Au plaisir d’en discuter! :slight_smile:

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Bonjour Simon,

Merci de relancer ce sujet, c’est effectivement d’actualité je crois!

Ces dernières semaines, on entend toutes sortes de choses dans les médias traditionnels comme dans les alternatifs (dont certains pour le moins douteux…) et j’ai bien du mal à voir venir à travers tout ça ce que le futur nous réserve!

Pour le moment du moins, l’industrie pétrolière vit des événements assez particuliers. Je vous invite à regarder ce reportage de 7 jours sur Terre à ce sujet.

Une fois le plus gros de la crise passé (quand? On ne le sait pas…) Peut-on prévoir un retour à la « normale » de l’économie? Une course encore plus effrénée pour rattraper le temps et l’argent perdus? Ou au contraire, une vision plus consciente de nos réels besoins, qui aura enfin eu l’espace pour se faire entendre et se généraliser? Personne ne le sait vraiment je crois, ça dépend de tellement de facteurs, et tous ne répondront pas de la même façon, même au sein d’un même pays.

Mais ce que je vois, actuellement, c’est que l’engouement pour l’autosuffisance alimentaire est en plein essor. Je le vois par le nombre de visites, d’inscriptions et de publications sur le forum, mais aussi en échangeant avec d’autres gens du milieu ; les semences qui se vendent comme jamais, même chose pour les poules pondeuses et apparemment pour les livres également. Des initiatives voient le jour pour faire connaître les produits et services locaux, et pour se serrer les coudes de toutes sortes de façons dans cette période difficile.

D’un côté donc, je vois les nouvelles qui parlent de la crise économique majeure, des tensions géo-politiques qui grimpent, et de l’autre, je vois des gens qui s’organisent et qui semblent vouloir se montrer solidaires entre eux. C’est un portrait pour le moins impressionnant.

Nous avons tous le choix de mettre notre focus et nos énergies sur ce qui nous semble le plus important, et j’ai l’impression que nous sommes actuellement à une croisée des chemins. Nous pouvons profiter de cette crise pour briser l’inertie dans laquelle on se trouvait majoritairement, combattre les pensées du genre « qu’est-ce que ça change » et « qu’est-ce que je peux y faire », et le statut quo dans lequel il est parfois si difficile de sortir.

Beaucoup de gens ont perdu leurs emplois, au moins temporairement, et ce changement dans une vie est souvent une occasion de réflexion, de réorientation. Le fait d’avoir du temps libre, de l’espace pour réfléchir, pour passer du temps avec ses enfants, pour appeler sa famille, je pense que ça aura brassé bien des gens. Le fait d’avoir peur de perdre des proches, de s’en trouver séparés pour un temps indéterminé, de devoir limiter les achats à l’essentiel, de ne plus acheter tout sur un coup de temps, ça fait réfléchir beaucoup.

Alors malgré tout, j’ai espoir que cette transition, du moins au Québec, vers un mode de vie plus local, plus centré sur l’être et moins sur l’avoir, plus résilient, pourra émerger, facilité par ces prises de conscience. Certains ne changeront jamais, mais le changement n’a pas besoin d’être adopté par tous pour être significatif.

Je n’ai donc rien de bien précis à répondre haha! Si ce n’est que nous pouvons profiter de cette pause pour prévoir la suite, pour le mieux des gens et de l’environnement. Et ça me donne envie de terminer sur ces quelques phrases tirées du Manuel de transition de Rob Hopkins ;

« Nous avons tellement pris l’habitude de militer contre certaines choses que nous avons perdu de vue l’endroit où nous voulons aller. »

« À quoi ressemblerait la mobilisation écologique si elle s’efforçait de susciter ce sentiment de ravissement au lieu de la culpabilité, de la colère et de l’horreur […]? De quoi aurait-elle l’air si elle s’efforçait d’inspirer, d’enthousiasmer et de se concentrer sur les possibilités plutôt que sur les probabilités? »

« Nous commençons à peine à explorer la puissance d’une vision positive d’un futur resplendissant qui soit frugal en énergie, riche en temps, moins stressant, plus sain et plus heureux. »

« Je me rapproche de deux pas, elle s’éloigne de deux pas. Je chemine de dix pas et l’horizon s’enfuit dix pas plus loin. Pour autant que je chemine, jamais je ne l’atteindrai. À quoi sert l’utopie? Elle sert à cela ; cheminer. »

Prenez soin de vous, et j’ai hâte de vous lire!

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