Autosuffisance alimentaire : les outils pour planifier

Autosuffisance alimentaire : les outils pour planifier
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#1

L’autosuffisance alimentaire, c’est souvent un objectif plutôt qu’une réalité, car rares sont ceux qui y parviennent vraiment (mais ça arrive!).

Peu importe le niveau d’autosuffisance qu’on souhaite atteindre, je crois que pour y arriver, il faut d’abord connaître ses besoins, et surtout, se donner les outils pour y parvenir.

La première question que je me suis posée, c’est : quoi produire et conserver, et en quelles quantités?

Voici ce que j’ai mis en place pour organiser mes réserves d’une récolte à l’autre! (Il faut dire que je débute à peine dans cette démarche, mais je suis bien motivée :stuck_out_tongue:)

Établir un menu

  1. Déterminer sa « structure »

La meilleure manière que j’ai trouvée (qui m’a en fait été référée par @Emilie_Turgeon, merci!) pour y parvenir est de faire un menu (ou plutôt deux ; un pour l’été et l’autre pour l’hiver).

On peut planifier les repas d’été (de mai à septembre, environ) avec les aliments frais du jardin qui se conservent moins bien, et garder les autres recettes pour le reste de l’année.

Je m’étais d’abord fait un menu sur 4 semaines de soupers (les dîners étant pratiquement toujours des restes des soupers), mais je trouve que ça revenait vite, je conseille donc de le faire sur 8 semaines.

Personnellement, je garde toujours un repas non prévu dans la semaine, pour les soupers à l’extérieur.

Je prévois aussi un « repas rapide » par semaine, soit un repas qui ne demande aucune préparation, pour le soir (il y en a toujours au moins un :stuck_out_tongue:) où on n’a pas le temps ou l’envie de cuisiner. (Actuellement il s’agit souvent d’un repas déjà prêt acheté à l’épicerie, mais dans mon monde idéal ce serait des repas maison congelés ou en conserve).

On peut aussi penser aux autres éléments qui viennent « perturber » les repas comme un cours de yoga à 18h… Ça se peut que le souper finisse en repas rapide ces soirs-là!

Ces derniers éléments sont vraiment propres à chacun, selon tes semaines et tes habitudes :slight_smile:

Bien sûr ce menu n’est pas un engagement légal haha, donc c’est permis d’en déroger et de manger autre chose, c’est même intéressant et plus santé d’essayer de nouvelles choses et de varier les aliments! Le but est surtout de se donner un outil pour prévoir ses besoins, en gros.

  1. Choisir les repas qui le composeront

Si vous êtes plusieurs, il est pertinent de faire cette étape avec tous les mangeurs concernés pour éviter les mauvaises surprises!

Dans notre cas, on a deux « contraintes » avec lesquelles on doit composer : une cause de santé et notre volonté de consommer peu de produits d’origine animale. J’ai donc ajouté dans ma grille la colonne Éléments nutritifs pour me mettre des notes à ce sujet.

D’ailleurs, j’aime beaucoup les recettes de pratico-pratique pour ça car elles indiquent les éléments nutritifs. Je viens aussi de découvrir ces ressources pour m’aider à y voir plus clair dans la composition nutritives des recettes que je cuisine (c’est vraiment bien fait!), le manque possible de fer, de calcium et de fibres, et les apports nutritionnels recommandés.

Bon ça semble vraiment intense la partie des éléments nutritifs et ça l’est, dans une certaine mesure, mais c’était un élément que je trouvais important pour nous et j’ai décidé de le partager, mais on peut très bien prévoir son menu sans passer par cette étape :slight_smile:

Voici donc ce quoi a l’air mon nouveau menu.

Il est loin d’être final, mais je voulais le partager quand même : c’est pas mal plus visuel ainsi! Si tu veux t’en inspirer ou utiliser la structure du document, je t’invite à te faire une copie du document en passant par le lien plus haut! :slight_smile:

Une fois ton menu fait, tu peux maintenant faire la grille de toooous les aliments nécessaires pour l’année, et ainsi prévoir la quantité de chaque aliment que tu auras besoin, par exemple 20 fois 796 ml de tomates en dés, 15 courges butternut, 3 kilos de graines de tournesol, etc…

Malheureusement, les recettes tiennent habituellement compte des quantités disponibles en cannes de conserve et non en pots Mason (qui sont, selon mon guide d’autoclave Presto, les seuls recommandés pour faire des conserves). Voici d’ailleurs les formats de pots Mason disponibles :

250 ml, 500 ml, 750 ml, 1 L et 1,9 L

Qu’à cela ne tienne, ce qui est le fun des recettes c’est qu’on peut les adapter! On peut donc ouvrir des conserves un peu plus grosses que nécessaires, et planifier une temps dans la semaine où on cuisinera les restes.

Maintenant que tu connais les quantités nécessaires à ton année, tu peux faire tes conserves et/ou congeler et/ou placer dans une chambre froide (ou un caveau!) Caveau : des expériences à partager? les aliments nécessaires.

J’ai choisi l’optique de faire des réserves pour une période d’un an car ça suit la logique d’une récolte à l’autre, mais ça peut aussi être pour une saison, un mois, 6 mois…

Personnellement, je suis encore très très loin de produire suffisamment de nourriture pour suffire à nos besoins. De toute façon, je n’ai pas suffisamment d’espace pour conserver autant de nourriture de façon appropriée, et on devra déménager dans moins d’un an. Malgré tout, je veux quand même faire un maximum de réserves en m’approvisionnant à la ferme bio près de chez moi pour ce que je n’ai pas été capable de produire au jardin.

  1. Identifier ses livres de recettes

À la maison, j’ai beaucoup de livres et de magazines de recettes, alors j’ai décidé d’identifier chaque magazine par une lettre, bien visible sur la couverture. Comme ça, dans mon menu j’écris le titre de la recette avec son numéro, A125 par exemple, pour dire qu’elle est à la page 125 du magazine A. Pour les livres je m’y retrouve avec leurs noms.

L’avantage des livres et des magazines sur les recettes en ligne c’est qu’on peut les annoter, (essayer avec plus de ci, moins de ça, cuire plus longtemps, etc)!

  1. Connaître et calculer ses autres besoins

Un prochain défi sera de cuisiner un peu plus des autres produits qu’on consomme (les desserts, lait végétaux, confitures…) Encore une fois, il faudra alors planifier les ingrédients dont on aura besoin.

Pour ça, j’aime bien noter directement sur le sac ou le pot (sur un collant) la date à laquelle j’entame un aliment, (par exemple 1 kilo de farine) puis noter, lorsque je l’ai terminé, le temps que ça m’aura pris dans une grille que j’ai faite à cet effet. Plus on cuisinera, plus ça passera vite bien sûr, mais ça donne une idée lorsque c’est le moment de passer une commande de vrac avec nousrire! :slight_smile:

Même chose pour le sirop d’érable, j’ai pris en note la date à laquelle on a entamé le gallon qu’on a acheté ce printemps, et l’an prochain je saurai mieux la quantité que je devrais acheter (ou produire, un jour!) pour faire l’année.

Savoir ce qui nous reste

Je reprends ici l’idée de Marilene de garder un inventaire de ce qui reste dans le congélateur, et pourquoi pas dans le garde-manger aussi, avec un tableau qui donne l’info en un coup d’oeil.

Donc voilà, c’est un work in progress et je t’invite à faire part de tes idées et expériences afin de pousser plus loin la réflexion! :smiley:


#2

Superbe idee!!! Moi perso je base mon canage sur la production pour l instant , etant encore en phase experimental ce fu une année test pour nous , on a vu ce qui produit beaucoup et ce qui produit moin , l an prochain on va ESSAYER de basé nos culture en consequence : j ai beaucoup trop de piment extremement trop fort … utile pour assaisoné mais occunement pratique pour se nourrir donc l ans prochain je vais juste garder quelques plant de piment fort et faire pousser plus de tomate et de comcombre par exemple j aimerais aussi avoir plus d oignon , a partir de la j aurai une culture plus adapté a notre consommation et je pourrai mieux planifier nos conserves


#3

C’est quelque chose que j’apprend, la modération. Que j’aimerais avoir une chambre froide bien remplie à la Pinterest. Mais nous sommes deux à la maison, rien de sert d’avoir des étagères trop pleines de produits que nous ne consommerons pas. On calcule donc comme on peut, à savoir par semaine, et ce qu’on est certain de manger. On vise 1L de sauce à spag par semaine (on est très fort sur les repas rapides et facile ici), de la sauce tomate pour faire une base à d’autres types de plats, on congèle essentiellement en portion de recette (1 tasse ou ce qu’on juge suffisant), autant pour les légumes que les fruits. On apprend toujours ce que le jardin nous apporte de plus rentable et plus facilement. On a remis notre tableau de congélation à jour et branché notre deuxième congélateur pour la première fois cette année. On essaye de passer ce qui reste de l’an passé. On voit ce que nous ne mangeons pas régulièrement et qui se retrouve dans le fond du congélateur. Ensuite nous ne ferons pas la gaffe d’acheter ou de faire pousser trop de cet aliment. Faudra refaire la réserve de compote de pommes pour les lunchs et les recettes.

J’ai hâte de voir à quel point nous achèterons des légumes et fruits cet hiver. Je pense que ce sera essentiellement des champignons et à l’occasion un légume spécial pour une recette spéciale.

Je ne sais pas pour vous mais je me sens bien quand on est prêt à s’encabanner pour l’hiver. Les réserves sont pleines, le bois est entré, on peut facilement se débrouiller plusieurs jours sans aller à l’épicerie nécessairement.


#4

C’est drôle parce que je disais justement à mon chum hier que j’étais contente de pouvoir cuisiner une recette imprévue sans avoir à sortir à l’épicerie, parce qu’on avait tout dans nos réserves et nos dernières récoltes :slight_smile: J’imagine qu’avec le bois pour se chauffer en plus, on se sent encore plus confortable!

On n’est pas encore rendus là dans l’année, mais à -20 quand il fait tempête, c’est teeeeellement le fun de pouvoir rester dans la maison!


#5

L an prochain j en aurai plus mais a date pour cette année pour moi ca donne ca… c est pas asser pour l hiver mais bon ca se prend tres bien!!!