Une année sans shopping

Bonjour à tous et à toutes ! :blush:
Je voulais aborder un sujet connexe à celui de «consommation responsable» avec celui du défi que je me suis lancé cette année, une année sans shopping :no_entry_sign: :shopping: . Qui dit consommation responsable dit, dans ma tête à moi, consommation réfléchie, qui a été pensée, qui se fait de manière consciente et respectueuse des valeurs qui nous animent. Consommer mieux et en fonction de nos véritables besoins, voilà un beau défi dans ce monde où tout va vite et où nous sommes tous, à un moment ou un autre, poussés à sur-consommer. Ça fait du bien de s’arrêter un moment pour penser à cette consommation responsable. Que signifie-t-elle pour nous, que sous-entend-elle? Est-ce que nous consommons en adéquation avec nos valeurs profondes ou sommes-nous pris dans le jeu de la sur-consommation, de la publicité et dans l’idée que certains biens matériels nous procurerons bonheur, statut et liberté?

Pour moi, ça faisait déjà un moment que j’y pensais, à ces toutes questions. Et je n’étais pas vraiment satisfaite de la façon dont je consommais, je n’étais pas satisfaite des réponses que je donnais à ces questions avec mes actions. Et puis la pandémie est arrivée en mars, avec son lot de stresseurs et de mécanismes de compensation (bonjour l’heure du shopping impulsif en ligne! :sweat_smile: ) Malgré que j’avais des réflexion depuis longtemps sur une meilleure consommation, c’est durant ces mois de pandémie que j’ai décidé de me mettre volontairement à l’écart de cette sur-consommation.
De faire PAUSE.
Et c’est ainsi qu’a débuté mon année sans shopping. Au mois d’octobre, un mois environ avant le vendredi fou et la folie des fêtes, dans cette année bizarre où rien n’est vraiment normal.

Je me suis établi des règles à respecter (pas de le droit d’acheter vêtements, chaussures, maquillage, accessoires, livres, décorations, etc) en ce qui concerne mon défi et j’ai mis en place des outils (journal de bord, mécanismes d’épargne, etc) pour faire en sorte de réussir ce défi. Si jamais ça peut vous intéresser d’avoir plus de détails à ce sujet, il me fera plaisir de vous les partager.

Nous sommes maintenant en décembre, et tout va pour le mieux pour mon défi à présent.

Au final, ce que je voulais amener comme sujet, c’est vraiment de vous partager ce défi et comment il peut être intéressant à considérer. Je vous invite à vous créer peut-être votre propre défi ou du moins, questionner votre façon de consommer. Vivre de manière plus écologique, c’est main dans la main avec une consommation responsable des ressources. C’est challengeant de ne plus avoir cette solution d’acheter facilement une solution dans un monde où l’achat est à un clic de souris. Ça me force personnellement constamment à être plus créative, à réparer, à me cultiver davantage, à passer plus de temps dehors, à vivre plus simplement, à être plus connectée à ma communauté, à moins gaspiller. Ça me fait réfléchir et questionner le modèle de société dans lequel nous évoluons et surtout, dans quel avenir voulons-nous évoluer tous ensembles?

J’aimerais bien entendre vos commentaires, questions ou réflexions par rapport à ce sujet ou au défi. Je suis curieuse de savoir si quelqu’un a déjà expérimenté ce genre de défi :grinning:

Au plaisir de vous lire ! :herb:

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Merci Andréanne de faire prendre conscience de notre consommation . Je fais partie des victimes des la surconsommation . Difficile d’y échapper dans un monde supposément moderne . Puis pour consommer et bien il faut travailler . Puis si comme moi on a des petits salaires et bien il faut travailler beaucoup . Et j’ai passé très proche d’y laisser ma vie ayant beaucoup trop poussé sur ma capacité . Quoique maintenant avec tout les bouleversements et les stress créés , plusieurs y laissent leur vie ou santé . Avec la maladie j’ai réduit beaucoup tout ce qui est superflu . Je me contente de choses usagées pas cher ou a donner , récupérer , ect… Je retourne a la base de l’autonomie . Moins de santé mais beaucoup de savoir de base car je suis née dans les années 1950 sur une petite ferme pratiquement autosuffisante . Ou les déchets de l’année pesait environ 40 kilo pour 12 bouches a nourrir a chaque repas . Mon premier moyen de transport c’était les chevaux . Il y a notre consommation auquel on doit bien réfléchir mais aussi notre production de ce qui nous est essentiel , aussi pour nos proches et ceux qui vont suivre . Bonne santé et joyeux temps des fêtes .

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Bonjour @patr_deni , merci pour cette belle réponse :innocent: . Effectivement, un retour à ce qui nous est essentiel, et un certain retour à une gratitude pour ce que l’on a, ici et maintenant, me parle définitivement aussi. On développe aussi également une sagesse en ayant moins, en devant être créatif ou devant apprendre pleins de choses. J’entends également que certaines épreuves de la vie nous contraint d’une certaine façon à retourner à plus d’essentiel, à ce qui a le plus de valeur pour nous. Souvent, on réalise que ce qui a le plus de valeur ne s’achète pas ni dans les magasins, ni ailleurs. Merci encore pour cette réponse et je vous souhaite également la santé et de joyeuses fêtes. :blush: :christmas_tree: Au plaisir d’échanger à nouveau avec vous !

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En effet, la société moderne nous incite à toujours plus consommer. On est dans l’ère ou les objets durent que très peu de temps et que plusieurs objets sont fabriqués pour être ensuite jeté. De plus, ce concept J’aime bien votre réflexion concernant la consommation durable.
Pour ma part j’essaie d’acheter des objets durables et nécessaires auxquels je sais que je me servir. Par exemple dentifrice, nourriture, brosse a dents et autres biens essentiels). J’essaie de diminuer les achats inutiles fait sur un coup de tête même si cela n’est pas facile des fois. Mon but un jour est de me débarrasser de quasiment tout les objets en ma possession pour garder un maximum de 100 objets non essentiels chez moi et de seulement dépenser pour la nourriture et des services et soins de santé . Je sais pas si c’est possible mais je vais essayer.

Sinon, j’ai l’impression que la surconsommation engendre plusieurs problèmes de gestion de ressources produite. Dans le sens que je pense que nous commençons à nous ( les êtres humains de la planète en général) noyer dans notre sur production. Même si on donne à des organismes de charité les objets qu’on ne veut plus, j’ai l’impression que ces organismes sont débordés de dons et sont obligée d’en jeter ou d’en refuser. Une fois, j’ai voulu donner des affaire au renaissance et le commis ne disait qu’il ne prenait plus de dons, car leur entrepôts étaient débordés et qu’il n’ avait personne qui voulait acheter. Dans les sites de revente en ligne, j’ai l’impression que les objets sont trop nombreux pour pour les demande actuelles et ca fait que le monde qui veulent vendre ou donner leur objets restent pris avec et ils sont obligés de l’entreposer ou le jeter.

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Beau sujet Andréanne !

Pour ma part, j’ai la chance de ne pas être ‹ ‹ magasineux › › de naissance :wink:
Dans cette réflexion, il est bon de songer que derrière la facilité d’acheter en ligne, il y a la livraison par camionnettes qui contribuent à encombrer les rues et brûler du carburant. C’est cette même logique de l’effort minimal qui a multiplié les tracteurs de déneigement dans les quartiers résidentiels. Triple effet délétère; moins d’exercice physique chez soi, tapage sonore à toutes heures, et nuisance à la circulation. (et beaucoup de pétrole volatilisé)
Je regarde avec intérêt sur youtube des gens qui quittent maison ou appartement pour vivre en camper ou van aménagée. Leurs témoignages nous indiquent que c’est très possible de vivre avec très peu de choses. Et qu’au final, ce sont les expériences de vie, les rencontres, qui nourrissent et nous font se sentir vivants.

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Bonjour li-annearchambault :slightly_smiling_face: Très heureuse de lire ta réponse et tes réflexions à ce sujet.
C’est un très bon point que tu amènes : celui de notre propre «noyade» dans cette surproduction et surconsommation-là. J’ai pu faire des observations similaires à ce sujet. Quand on pense que dans le domaine des vêtements usagés par exemple, il a beaucoup de vêtements qui sont jetés par les organismes qui les récupèrent car il y en a juste trop. Ils n’arrivent même pas à être sur le marché de l’usagé. C’est là qu’on comprend les 5 R (Refuse (refuser), Reduce (réduire), reuse (réutiliser), recycle (recycler) et rot (composter)) et surtout l’importance du premier de la liste. Refuser d’acheter, de consommer, je pense que ça aide à stopper cette demande survoltée de biens à la racine. Ça traite l’origine du problème au lieu des symptômes.
Je partage également ta façon de penser et de faire au sujet d’acheter des objets durables et nécessaires le plus possible ainsi que cette idée d’un certain minimalisme quant aux possessions.
Merci beaucoup pour ton partage :blush:

Bonjour Christian :slightly_smiling_face:
Chanceux de ne pas être magasineux de nature :sweat_smile: Ça n’a pas été mon cas. J’ai fais des pas de géant dans les dernières années sur le plan de la consommation responsable afin de vivre en allignement avec mes valeurs, mais j’ai déjà été une magasineuse assez intense par le passé. C’est dur d’aller à contre courant dans cette société qui nous dicte constamment de consommer plus. J’achète, donc je suis comme on pourrait résumer … (petite variante moderne de Descartes).
J’aime les points que tu amènes concernant la pollution sous plusieurs formes (sonore, atmosphérique, physique, etc.) liée à la facilité d’acheter en ligne. Je n’y avais pas vraiment pensé beaucoup, mais cette facilité a un coût. Et les effets que la facilité de la société moderne a sur nos corps est sans précédent.

Et oui Youtube ! Que d’inspiration à aller puiser dans cette mer immense ! Je suis d’accord avec toi que l’on peut constater que de nombreux modes de vie dit «alternatifs» existent et peuvent même nous combler plus qu’un «moule» plus établit. Que ce soit au niveau du type d’habitation ou de l’emploi de notre temps, nous sommes capables de beaucoup avec peu. Et je dirais que nous sommes probablement de meilleures versions de nous même avec quelque chose de plus proche de l’essentiel en terme de possessions et de valeurs. Connais-tu la chaîne Youtube Exploring Alternatives? C’est en anglais, mais c’est une belle chaîne axée sur les habitations alternatives, les modes de vie alternatifs et vers une philosophie éco-minimaliste. Il y a aussi Rob Greenfield que j’aime bien. Il a un contenu très intéressant et une approche rafraîchissante de ce que peut être une vie humaine.
Au plaisir d’échanger !

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Allô Andréanne,

Merci pour ce beau sujet! Mon petit doigt me dit qu’après un an, tu ne verras plus cela tant que ça comme un défi, mais comme un nouveau mode de vie :wink:

Pour ma part, il y a quelques années aller magasiner était une activité en soit, alors je te comprends! Je n’avais pas besoin d’avoir besoin de quelque chose pour me retrouver au centre d’achat, mais j’en sortais pas mal toujours avec quelque chose quand même!

Il faut dire que d’avoir un faible revenu, ça aide à se poser la fameuse question ; en ai-je vraiment besoin? C’est d’ailleurs mon truc numéro un pour consommer moins, et j’ai réussi à « l’imposer gentiment » à mon chum haha! Maintenant, quand il revient à la maison avec un achat, il me dit d’office le pourquoi on en avait besoin et pourquoi ce qu’on possède déjà ne pouvait pas répondre à ce besoin… Il faut croire que je l’ai remis en question assez souvent :stuck_out_tongue:

Acheter le moins possible, et acheter usagé lorsque nécessaire, n’est donc plus tant que ça un défi pour moi, mais avec la venue de notre bébé, ç’a été à nouveau un gros défi. Même en voulant être minimaliste, accueillir une nouvelle personne sous notre toit, avec ses besoins de bébé bien différents des nôtres, ça amène quand même bien des changements! J’ai trouvé ça difficile honnêtement de trouver un équilibre dans tout cela. Vouloir acheter usagé le plus possible, local, zéro déchet, bio lorsque c’est neuf, me demander si c’est vraiment nécessaire, me sentir coupable une fois notre fille arrivée de ne pas avoir certains items qui finalement oui, étaient nécessaires! :woman_facepalming: Ouf! Ça me demande une part de lâcher-prise et de bienveillance envers soi à certains moments, comme dans toute transition je crois. Et il faut dire que le marketing est très très présent pour nous faire croire que tel ou tel produit est incontournable…

(Fin de la parenthèse sur la consommation liée à la maternité haha!)

Une initiative que j’ai découverte près de chez moi et que j’adore, c’est le mouvement Buy nothing! Voici la description du groupe duquel je fais partie ;

N’achetez rien. Donnez librement. Partagez de façon créative.

Nous offrons aux membres une façon de donner et de recevoir, de partager, de prêter et d’exprimer leur gratitude par l’entremise d’un réseau mondial de micro-économies locales du don dans lesquelles la vraie richesse est le réseau de relations tissé entre des personnes qui sont des voisins dans la vraie vie. Affichez tout ce que vous aimeriez donner, prêter ou partager. Demandez tout ce que vous aimeriez recevoir gratuitement ou emprunter. N’enfreignez pas la loi. Soyez civilisées.

Si vous habitez ici, c’est avec plaisir que nous vous accueillerons parmi nous! Vous ne pouvez joindre qu’UN seul groupe du projet Buy Nothing, soit le groupe où vous habitez de façon à vraiment « donner où vous vivez ». C’est de cette façon que nous bâtissons la communauté. Dans le groupe, il n’y a aucun achat et aucune vente, pas d’échanges ou de troc, aucune demande d’argent. Nous représentons une économie hyperlocale du don entre adultes seulement.

Pour voir si un groupe existe près de vous : https://buynothingproject.org/find-a-group/#QC

J’ai été étonnée de voir tout ce qui s’y donne! (D’ailleurs j’ai trouvé plusieurs choses pour l’arrivée de notre fille!) Même des bouteilles et cannettes vides! Ces temps-ci le temps me manque pour les rapporter, alors quand j’en ai une bonne quantité, je les annonce et elles font le bonheur des enfants qui viennent les chercher. Parfois, quelqu’un demande quelque chose du genre un vêtement brisé d’une telle couleur, pour un projet artistique. Bref, vraiment une belle initiative à rejoindre ou à démarrer!

Au plaisir de lire la suite de ces beaux échanges!

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Bonjour Marie-Michèle,
Merci pour ce beau message. :smiley: Je suis entièrement d’accord avec toi: après un an, ce ne sera plus un défi en soit, mais une seconde nature :wink: Déjà après presque 2 mois d’écoulé et il semble que le «mindset» change subtilement et que l’on a plus les mêmes réflexes qu’auparavant. Les effets de ce «shopping ban» seront probablement encore plus importants que ce que je peux percevoir jusqu’à présent. Mais déjà, la privation volontaire de magasinage libère énormément de temps, de ressources financières ainsi qu’elle exacerbe des côtés de moi-même qui n’étaient peu ou pas utilisés. Prenons la créativité, ou bien le partage, ou encore la réparation, ce sont tous des choses il me semble qui sont plus présentes que jamais dans ma vie.

Pour moi aussi, aller magasiner était une activité en soit, et elle n’avait pas besoin de réelle justification pour exister dans ma vie. C’était juste un passe-temps agréable où la sérotonine diffusait dans mon cerveau à mesure que j’achetais. Ça peut être très addictif le shopping. Mais il n’y avait pas de réelle satisfaction, à mon avis, liée à cette façon de faire. Ce n’était pas un bonheur durable, mais plutôt un plaisir de courte durée qui s’estompait très rapidement, et encore plus rapidement à mesure que j’achetais plus de biens.

Je n’ai pas encore d’enfants, mais je peux comprendre quand même ce que tu exprimes au travers de ces lignes. Vivre en accord avec ses valeurs tout en ayant un petit être tout neuf à s’occuper (qui ne vient pas avec un manuel d’instructions) (encore moins aujourd’hui avec un manuel «écologique» :wink:), ça représente un énorme défi. J’ai commencé à tranquillement songer à ce sujet et comment faire pour concilier le plus possible les valeurs environnementales avec le fait d’avoir un ou des enfants. C’est suite à la lecture de Vivre simplement de Élisabeth Simard que l’idée d’allier minimalisme, simplicité et environnement avec des enfants m’est apparue plus clairement. Ce livre m’a beaucoup inspiré. Mais je pense qu’il faut être gentil(le)s avec soi-même. Le lâché-prise, comme tu le dis, me semble être très approprié lorsqu’on se met trop de pression. Vaut mieux faire de petits gestes imparfaits que s’exiger la perfection en tout temps.

Buy Nothing : je ne connaissais pas cette initiative ! Ça me semble super intéressant, je vais y jeter un coup d’oeil c’est certain :+1: Merci pour ce partage.

Au plaisir d’échanger à nouveau !