Autonomie alimentaire : le rêve éveillé?

Autonomie alimentaire : le rêve éveillé?
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Notre premier ministre, M. François Legault et son ministre de l’agriculture, M. André Lamontagne ont parlés ouvertement de souveraineté alimentaire dans les dernières semaines. M. Lamontagne précisait alors que cela ne se ferait pas du jour au lendemain. Nous sommes tous d’accord là-dessus! Ils ne sont pas les seuls proclamant cette vision et la pandémie actuelle incite en ce sens. Mais est-ce réaliste? Croyez-vous cela possible? Permettez-moi d’émettre mon opinion. Personnellement, non à grande échelle, oui à petite échelle. Je vous explique…
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Je ne suis pas agricultrice et je ne vend pas mes produits. Par contre, je suis un peu au courant des difficultés que rencontrent les agriculteurs de petite envergure et je sais que c’est pas évident. Beaucoup, énormément, de coûts, de paperasses, d’heures et de sueur pour une courte saison qui vient avec son lot de problèmes.

De plus, je ne sais pas si monsieur et madame tout le monde sont prêts! J’ai vu des gens trouver qu’un panier de légumes hebdomadaire bio était trop cher et préféraient acheter chez Maxi des produits venant du Mexique. J’ai vu des gens trouver que 6$ la douzaine d’oeufs bio était exagéré. J’ai vu des gens trouver que rouler 30 minutes pour se rendre à la ferme ou au marché pour acheter ou cueillir des légumes frais était trop loin ou trop difficile. Je ne blame pas ces gens, leur situation est peut-être pas facile ou ce n’est pas dans leur mentalité. Donc, pour eux, un Québec auto-suffisant va peut-être être un non sens.

Dans un autre ordre d’idée, les règlements pour les particuliers vont peut-être s’assouplir. Je vois partout sur les chaînes youtube et ailleur le fameux Victory Garden. Est-ce que les gouvernements vont encourager les gens à faire pousser leur propres légumes? Va t’on voir s’abolir les règlements stipulant qu’on ne peut pas faire un jardin en façade? Pourrons-nous avoir droit plus facilement à quelques petits animaux de basse-cours? Verront-on une explosion de potagers publics? Formeront nous plus de vétérinaires pour ces animaux et aménagistes comestibles ?

Personnellement, je suis encore dans la mentalité du moi d’abord. Mais vu la quantité de légumes et fruits que j’ai semé cette année, il est possible qu’il y ait des surplus qui iront au frigo communautaire ou autre. Et je vais encore encourager mes petits producteurs de la région. Ils font un travail colossales, ce serait dommage de les perdre maintenant!

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Bonjour, sur facebook, sur le site de ma petite ville, je mentionnais au gens ce qu’était un jardin de la victoire vu toute la situation que nous vivons tous actuellement. Déjà, si des gens peuvent faire pousser sur leur balcon, perron, cour , des fines herbes, légumes,fruits, ce sera déjà un début d’une mini suffisance alimentaire et je souhaite que M.Legault n’oublie pas ce qu’il a dit sur ce sujet après cette pandémie. Et je souhaite que des villes soient plus souples et offrent plus d’emplacements pour faire pousser de bons aliments,etc. On est de plus en plus à se faire des jardins, à découvrir des méthodes de conservations d’aliments, c’est un rêve qui devient de plus en plus une réalité. Comme le dit un proverbe chinois: Qui plante un jardin plante le bonheur :).

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Je fais de grands jardins depuis plus de trente ans et puis témoigner de la difficulté que de vendre sa production implique, de mes amis ont tentés l’aventure des paniers. Pour ma part je visais une plus grande autonomie alimentaire et mes récoltes me permettent d’économiser mais aussi de ne pas dépendre d’un système de production et distribution qui me semble insoutenable parce que trop gros et gaspilleur. La rentabilité dépends de marché lointains et la crise en démontre la fragilité, il se jette des quantités de lait importante et des animaux risquent l’euthanasie parce que les abattoirs ferment. Je crois qu’il fut revenir à une agriculture de proximité et biologique mais les gens ont une vision irréaliste qui leur a été inculquée par la production industrielle irrespectueuse des animaux et des sols, les bas coûts des aliments sont proportionnel aux abus de cette production et cela les gens en ville ne le voient pas. De sensibiliser les gens me semble une cause désespérée, il n’y a qu’une crise encore plus importante qui peut les éveiller.

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