Sans trompette ni fanfare

Salutations à toutes et à tous

Comme il semble coutume dans ma vie, j’arrive ici de la même manière que je suis tombé sur le sujet des maisons éco-responsables alors que j’habitais un 3-1/2 froid et sans âme de Villeray; que j’ai connu l’autosuffisance alors que je cherchais une solution pour m’évader d’une société hyperconsumériste; que je me suis renseigné sur le maraichage à l’échelle humaine après avoir croqué dans un aliment surtransformé, suremballé et qui avait parcouru plus de km dans sa courte vie que moi dans toute une année… C’est à dire, un peu par hasard, mais surtout au bon moment.

Je suis, depuis 2012, passionné par les maisons éco-responsables, par l’autosuffisance (ou plutôt, la semi-autosuffisance) et par l’idée de vivre autrement dans un monde auquel je m’identifie de moins en moins.

Dans ce long périple, bien que mes actions n’aient changées que légèrement, j’ai retourné toutes les pierres de mon esprit à la recherche de solutions pour y parvenir sans me casser les dents, sans y laisser ma famille et mes amis et surtout, surtout sans y perdre mon identité.

J’ai été parfois extrême, souvent complaisant, toujours rêveur et à quelques reprises entreprenant, mais j’ai toujours regardé vers l’avenir avec une lueur d’espoir, une conviction inébranlable que bien que je ne savais pas encore ce que je cherchais exactement, je trouverais sans l’ombre d’un doute une formule avec laquelle je suis confortable et avec laquelle je pourrai bâtir un avenir qui me fera sourire.

Trêve de lyrisme, j’en suis venu à la conclusion il y a 7 ans que pour pouvoir acheter une terre qui me convenait, je devais absolument passer par l’achat d’une propriété puisque je ne pouvais pas faire financer l’achat d’une terre (ce qui est faux soit-dit en passant, mais j’y reviendrai dans une autre publication). À l’époque, avec peu d’économies et flanqué d’un score de crédit plutôt ordinaire, j’ai travaillé à redresser ma situation financière et j’ai visé l’objectif d’acheter une maison à bon prix, nécessitant des travaux et de l’amour, que je lui donnerais au fils des années afin qu’au moment du refinancement de mon prêt, soit 5 ans plus tard, je la revende avec l’espoir de dégager suffisamment de profits pour me permettre l’achat du terrain tant convoité.

J’ai été assez fortuné pour en trouver une, bien au Nord de Montréal, dans les Pays d’en Haut, dans laquelle j’ai commencé à affûter mes compétences manuelles (rénovations, plomberie, un peu d’électricité de base, réparations et SURTOUT prise de confiance). En plus de cette démarche, j’ai entamé un jardin en permaculture, un projet très gratifiant mais aussi extrêmement « humiliant » en ce sens que les échecs répétés pour certaines cultures forcent l’égo à accepter son imperfection et à apprécier toutes les réussites, même les plus modestes.

Bref, les cinq années sont maintenant écoulées et j’ai eu le bonheur de me réveiller un matin avec la réalisation que malgré toutes les embûches et les peurs de l’esprit qui m’habitaient au moment de démarrer cette démarche, j’avais su garder le cap sur mes rêves malgré les tempêtes qui ont croisées mon chemin.

La maison est maintenant vendue. C’est sans trompette ni fanfare que je traverserai ses portes pour la dernière fois à la fin du mois d’Août et bien que je n’ai pas encore un terrain en vue, j’ai maintenant la certitude que mes rêves sont à portée de main.

Je m’appelle Francis et j’ai hâte de vous lire et d’échanger avec vous.

PS: Je souhaite remercier également la/les fondatrice(s) de ce forum pour leur initiative et pour nous donner à toutes et tous un porte-voix hors des réseaux sociaux afin qu’on puisse se retrouver, se connaitre et s’entraider.

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Bonjour Francis!

C’est super intéressant de lire ton histoire et j’ai déjà hâte de lire la suite! Merci de partager avec nous :blush:

Moi je m’appelle Mariane, maman de 4 jeunes enfants qui se demande sérieusement comment leur offrir un avenir! On caresse l’idée de s’acheter une terre aussi, on travaille notre résilience et on éduque notre petit monde à faire de même. On voit grand,mais c’est à petits pas qu’on avance. On lâche pas :blush:

Bien hâte de te lire à nouveau!

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Bonjour Francis,
J’ai l’impression de lire mon histoire.
Moi aussi acheter une maison « a rabais » dans les Pays-d’en-Haut dans le but de faire un tremplin pour acheter un terrain.
Par contre, j’approche ma 10e année dans ma maison. Avec les prix qui ont grimpé pendant la pandemie, j’ai dû remettre mon projet a plus tard et me voila prise avec des renovation immense a faire sur la maison (changer systeme septique au complet, puit et reparer fondation…). Je vais devoir attendre un autre 5 ans, vu que je fais un refinancement d’hypothèque.
Mais je n’abandonne pas le projet et, surtout, je continue, au jour le jour, d’ameliorer mon jardin en permaculture qui me nourrit de plus en plus, apprends fabriquer et reparer moi même de plus en plus de chose et j’aide une nouvelle ferme voisine dans leur demarrage et leur tâches a l’occasion.
Je continu aussi a chercher les terrains, au cas où je tomberais sur une perle et aussi être a l’affut si les prix/le marché deviennent plus raisonnables.
Tu cherche un terrain dans quel coin?

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Bonjour Karine,

Wow quel dommage que ça se soit passé comme ça pour toi! Rénover une maison à temps partiel, c’est une chose, mais devoir refaire des fondations et une fausse sceptique ça c’est moyennement fâchant!

Dans mon cas, j’ai eu la chance d’avoir un backup pour me loger (d’un coup que je ne trouve pas de logement qui me convient d’ici à ce que je doive quitter) ce qui fait que je n’ai pas hésiter à vendre ma maison. J’ai eu la chance de pouvoir utiliser à bon escient la bulle immobilière et bien qu’on en dise beaucoup de bien/mal, cela m’offre l’opportunité d’avoir un boost inespéré vers mes projets futurs.

Pour les terrains, j’aspire à me construire un Earthship 2.0 (avec un concept et une enveloppe de bâtiment revisitée et améliorée) ET j’aimerais avoir assez de terre pour cultiver tout en préservant le plus possible la végétation existante (autrement dit, je veux grand mais pas pour déforester, plutôt pour sauvegarder). Donc je cherche un bon terrain, quelque part au Nord de l’autoroute 50, ou bien à la limite dans Lanaudière.

Disions que mon secteur de recherche privilégié est formé par un triangle qui relie Montebello, Lachute et Mont Tremblant.

Toi tu regardes dans quel secteur?

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Salut Francis,

Ton histoire me parle beaucoup! Bienvenue parmi nous :blush:

J’habite un petit logement dans les Laurentides avec mon conjoint et nos 2 enfants. Nous rêvons d’une terre également. Cette année est l’année où nous avons l’intention d’économiser sévèrement pour espérer trouver quelque chose d’intéressant la saison prochaine.

Ayant étudié en horticulture et en aménagement paysager, je rêve de créer notre belle forêt nourricière et de cultiver des jardins de permaculture pour nourrir notre belle famille et avancer dans la semi-autosuffisance comme tu dis. J’habite présentement Grenville, alors nous aussi, nous cherchons dans le même secteur que toi. Je suis en amour de la magnifique région des Laurentides!

J’adore ta façon de voir les choses. Je suis aussi sur cette belle vague de ‹ ‹ plus grand › › dans ma vie. Malgré le fait que je ne suis pas exactement où j’aimerais être pour le moment, je reste reconnaissante de tout ce que j’ai et de la vie que nous avons présentement, parce que moi aussi, j’ai aussi la certitude que la vie nous offrira de belles surprises si nous sommes bons avec elle!

Bravo à toi! Je te souhaiterais bien bonne chance dans tes projets, mais nous créons notre propre chance, alors, continue ton beau cheminement!

Au plaisir,
Gabrielle :sunflower:

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Merci pour tes bons mots Gabrielle, j’espère que vous réussirez à vous trouver un beau lopin de terre dans les environs pour vous installer.

D’ailleurs, est-ce que vous aviez considéré l’option d’aller chercher du financent pour l’achat de votre terre ou vous souhaitez l’acheter comptant (et ainsi éviter de vivre avec une épée de Damoclès au dessus de votre tête)?

Ça me fait plaisir.

Oui, nous y avons pensé c’est certain, mais ce n’est pas encore possible pour l’instant. Mon conjoint ayant un « mauvais crédit », je suis la seule admissible présentement et puisque j’ai été aux études à temps plein pendant 2 ans, que j’ai un emploi saisonnier et que ça me prend un minimum de 2 saisons de travail pour pouvoir emprunter à la banque, ça ne fonctionne pas. Ça nous prendrait un cosignataire qu’on a pas… Jules, mon petit garçon de 6 mois a décidé de venir nous rejoindre, par surprise, 2 mois avant la fin de mes études! Revirement de situation assez sec hi hi, mais la plus belle surprise d’une vie! Tout ça pour dire que j’ai seulement travaillé une saison après mes études et que je ne compte pas retourner travailler de si tôt pour rester à la maison avec les enfants, donc malgré toutes nos bonnes intentions, l’emprunt n’est pas encore envisageable. On essai d’accumuler 20% de cash down pour pouvoir passer par dessus la SCHL pour mettre toutes les chances de notre côté… La saison prochaine j’espère. :crossed_fingers:t2: À suivre!

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