Et vous, vous faites quoi?

Et vous, vous faites quoi?
0
#1

Quand on ouvre les yeux, on ne peut plus les refermer. Le processus est enclenché, c’est partie, rien a faire, vous ne pouvez plus retourner en arrière. J’ai ouvert les yeux sur ce que j’étais: Un consommateur et travailleur aveugle, accroc au travail, drogué a la consommation massive. J’ai ouvert les yeux sur le non-sens de ma vie. Sur la course effrénée que je menais chaque jours pour je ne sais quoi. Je disais, j’aime le stress, je carbure au stress. Ceci est ma personnalité, je me définis comme tel, une femme d’affaire surmenée qui peut faire 56 choses a la fois, qui se réveille la nuit pour noter un dossier a ne pas oublier. J’étais un SuperWomen et j’aimais ça. Chaque moment de malheur et de tristesse était réparé a coup d’achats compulsifs, d’achats de compliments.

Quand on ouvre les yeux, on ne peut plus les refermer. Le processus est enclenché, c’est partie, rien a faire, vous ne pouvez plus retourner en arrière. C’est le début d’une recherche de simplicité, de bonheur a l’intérieur de soi, et non a l’extérieur. J’ai quitté mon emploi. Une carrière solide que j’avais bâtie ces 10 dernières années, mais qui ne me semblait plus me corresponde maintenant que j’avais ouvert les yeux. Je débute un retour aux études, et une chose m’angoisse, la crainte de me retrouver a nouveau dans un milieu qui ne me convienne pas. Comment fait-on, lorsqu’on se fait rare a adopter une philosophie, pour ne pas se sentir incompris dans une société comme la notre?

J’en viens donc a ma question, quels métiers pratiquez-vous pour vous sentir en phase avec vos valeurs dans une société qui fait tout pour nous convaincre du contraire?

6 Likes

#2

Ça ne sera pas facile pour vous, il me semble que votre recherche de simplicité va être compliquer. “bonheur à l’intérieur et non à l’extérieur” ce n’est pas un peu compliqué? c’est quoi le bonheur à l’extérieur?
Et pourtant la simplicité c’est tellement simple.

Pour répondre a votre question sur les métiers que je pratiques pour être en phase;
c’est selon ce qui me tente, selon la saison, mais toujours en recherchant le moindre effort, je pratique le jardinage, je coupe du bois, je déneige les voisins, apiculteur,pompier volontaire, trappeur, guide de chasse, homme à tout faire. Dans quelque semaines je vais ramasser de la gomme de sapin etc… j’ai 60 ans, j’ai 6 enfants et petits enfants,nous n’avons jamais manqué de rien.

Le bonheur c’est de prendre le temps de regarder les formes de nuages, plantez des choux, partir 5 jours en famille pour ramasser des bleuets sauvages, jouez de la musique à bouche sur la galerie etc… Je ne crois pas qu’il y a un mode d’emploi particulier, peut-etre en faire moins.

3 Likes

#3

Moi c’est d’avoir créé le peuplier :slight_smile: Ça me fait rencontrer une foule de gens qui partagent mes envies d’autosuffisance et de respect de l’environnement et c’est super motivant. Ça me permet d’apprendre énormément aussi!

Mais pour l’instant je n’en tire pas de revenu, alors je dois travailler à côté. Je travaille à temps partiel pour Solution ERA, qui offre des formations sur l’habitation saine, écologique et autonome. Ça me permet d’aller dans le même sens que le peuplier, en plus d’avoir le bonheur d’avoir un horaire flexible et de travailler de la maison la majorité du temps. Et comme c’est seulement à temps partiel, je ne peux tout simplement pas surconsommer :stuck_out_tongue_winking_eye: Je n’ai jamais vraiment été une grande consommatrice, mais maintenant c’est autant par choix que par obligation.

Le mix de lancement du peuplier et de travailler de la maison, avec un horaire flexible pour un employeur qui rejoint mes valeurs a vraiment été un grand changement positif pour moi. Je n’ai plus à utiliser ma voiture à tous les jours pour me rendre au bureau, le temps que je perdais sur la route peut être mis dans le jardinage, compostage, etc, je n’ai plus besoin de vêtements pour le bureau que je n’achèterais pas autrement, je m’entoure de gens qui ont des valeurs similaires aux miennes et ça m’enlève un grand stress lié à l’horaire.

Par contre, espérer vivre un jour d’un projet comme le peuplier implique des dépenses et l’obligation de faire des revenus avec ça. Alors que j’aimerais tout offrir gratuitement je dois penser à des activités rentables qui permettront de soutenir toutes les dépenses du peuplier, plus les miennes. C’est difficile car c’est la pensée capitaliste qui revient et avec laquelle je n’ai pas trop le choix de composer… C’est la partie la plus déchirante, mais pour tout le positif que ça apporte ça vaut le coup.

La liberté également de diriger un projet comme je le souhaite est vraiment merveilleuse.

Si j’étais dans ta situation Caroline, je ferais une liste de mes valeurs, une liste de mes intérêts, une liste de mes talents/compétences et une liste des choses que je ne souhaite plus retrouver dans mon emploi/entreprise. Et après, je revirerais ça dans tous les sens pour voir si un employeur ou un projet peut en émerger.

4 Likes

#4

Moi en fait je considère vraiment «l’emploi, le métier» comme un moyen et non une fin en soi. Je pense que c’est une des plus distinction les plus importante a faire, j’ai souvent vu des gens se réfugier dans un carriérisme qui ne fait profiter que le système ou dans le meilleur des cas (les emplois de type sociaux) aident des gens au prix de nombreux sacrifices et parfois même de mal être. Je suis d’avis qu’il faut s’aidé soi même avant d’aider les autres, un peu comme l’amour, il faut d’abord apprendre a s’aimé pour pouvoir aimé les autres.
Une autre chose qu’on remarque souvent c’est qu’on se définit par notre travail. Les gens se présente et on leur demande pratiquement de se présenté d’abord par leurs travail: Je SUIS infirmié, Je SUIS électricien… etc
Je trouve dangereux de se définir comme ceci, personnellement je ne me définit pas par mon metier, lorsqu’on me demande qui je suis ce que je fais je prend soin des mots que j’utilise pour ne pas survalorisé la facette « fonctionnelle au sein de la société» .
Bref,je considère le travail en général dans notre société est un moyen en vue d’obtenir des choses matériels.
Souvent ce que je remarque c’est qu’une personne va adopter sensiblement ce que tu viens de dire : travailler beaucoup, faire plus d’argent et compenser, chercher a se récompensé de ce travail avec de la consommation frénétique.
Au final, j’ai vu des gens faire de l’overtime pour finalement «brûlé» cet argent dans de l’alcool ou des objets peu utile. On recherche trop souvent la récompense immédiate.
Moi par exemple, j’ai fait beaucoup d’overtime a un moment de ma vie, mais j’ai tout gardé cette argent pour un objectif immense : l’achat d’une fermette.
L’important c’est également d’être heureux dans ton emploi. Moi par exemple, mon objectif de vie est de vivre dans un espace ou mon autonomie alimentaire et celle de ma famille sera prépondérante, de dépendre le moins possible des «services» de l’État et de vivre en accord avec la nature. Je veux vivre avec une emprunte écologique de 0.9 planete. Présentement j’en suis a 1.9 .
Mais mon metier pourrait en faire sourcier plus d’un, je travaille comme opérateur de machinerie lourde et non (je SUIS :stuck_out_tongue:) . je conduis des machines énorme qui consomme du diesel. C’est loin d’être un métier a tendance écologique. J’adore mon métier, je suis comme un enfant avec des Tonka mais si on me disait demain qu’il n’y a plus d’emploi dans ce domaine parce que notre société changeait ses pratiques et avait décider que ce n’était plus nécessaire, j’en serais le premier ravi. (surtout si j’ai finit de payer ma fermette lol)

Pour faire bref ; je dirais que c’est important d’être heureux dans la pratique de son métier, ce l’est tout autant de ne pas de pas lui donner un rôle prédominant dans son processus identitaire et surtout de ne pas oublier que c’est un moyen et non une fin parce que personne sur son lit de mort va regretter de ne pas avoir pu travailler plus.

Bonne chance a toi dans tes démarches et tien nous au courant de ce qui va en découler

6 Likes

#5

Allo,
cette semaine j’ai entendu une phrase qui m’a beaucoup plus: qu’est-ce qui est le plus important: réussir dans la vie ou réussir sa vie. Oui, il est vrai que j’ai pas un métier très valoriser en société. Je suis aller à l’université. J’ai plusieurs diplôme mais je fais de l’aide à domicile et principalement du ménage environ 20 hrs semaine en tant que travailleur autonome. J’ai tenté à mainte reprise travailler pour les autres mais mon tempérament ne s’y accorde pas et j’avais souvent l’impression de trahir mes valeurs. En ce moment, je suis bien avec mon travail car il me permet de profiter de la vie car mon stress est au minimum et j’ai beaucoup de temps pour moi.

5 Likes

#6

Bonjour … ! jai a peu pres le meme cheminement que toi ! j avais une job permanente au gouvernement et tout le kit ! profession et tout . ! je m en suis rendu malade … ! je suis retourné vivre a la campagne dans mon village natale a l age de 50 ans … j en ai maintenant 60 … ce que je fais . ! je suis deveneu cuisiniere l été dans des campements dans le Grand Nord … j adore ca ! alors voila … lache pas ! au plaisir

4 Likes

#7

J’adore :slight_smile: C’est très bien dit!
J’ai 47 ans, et personnellement, jeune, je pressentais que les idéaux de la société était mensongère, que le succès n’est pas le résultat d’une carrière réussi, que le bonheur n’est pas l’argent et le matérialisme, que la religion n’est pas la spiritualité, que l’humain n’est pas a le roi de la planète, que l’intelligence n’est pas que les connaissances humaines, que le cœur est plus qu’un simple organe qui sert de pompe…j’ai donc décidé de suivre mon cœur dans toutes mes décisions et cheminement.
Jeune, je me voyais sculpteur, mais j’étais aussi douer à l’école et pragmatique, donc j’ai choisi de poursuivre une carrière en architecture, qui me semblait le métier le plus approprié pour mes ambitions, mais comme comme Léandre-13, c’est justement ça, juste un outil. J’aurais pu devenir Architecte, mais cela me semblait justement trop encadrer, et pour réussir, tu te doit “être” une “Architecte” et joindre une compétition intense. J’ai suis donc devenue à travailler pour les Architectes et ingénieurs, les représenté sur le terrain, sur les chantier, faire les travaux qu’ils n’ont soit pas le temps de bien faire, ou n’y sont pas intéresser (devis, inspections, gestionnaire de contrat…) et exigé mes propres conditions de travail (à contrat ± 20 heures/semaines selon l’ouvrage). Je choisie donc mes contrats selon mes disponibilités…sinon, eux te ferait travailler des heures de fou!
Je suis aussi très patient, rêveur, ouvert d’esprit, et voit la nature comme la réelle divinité, peut-être pas la surprime énergie cosmique (Dieu) mais certes une très bonne expressions de cela, et elle est proche, directe, accessible et visible, belle et intelligente, et avec plein de mystère et inspirante, donc pourquoi chercher plus loin…Je désire à long terme vivre en harmonie avec celle-ci mais je sais que je doit d’abord apprendre à nettoyer mes influences humaines, combattre mon égo, étudier l’environnement qui m’entoure, me laisser guider physiquement par l’interconnexion de mon cœur avec l’énergie naturel qui nous entoure, et par-dessus tous, faire confiance que la vie va m’apporter les expériences nécessaires…

En vraiment plus cours: j’écoute mon cœur

C’est vraiment simple à faire quand on si habitue, mais prenez garde, le cœur n’est pas logique, n’a pas peur du risque, et ce fou de ce que les autres pensent. Noté que le mieux est d’intégrer l’amour inconditionnel dans tous ce qu’on fait…je n’y suis pas encore, mais, j’ai réussi à l’intégré au travail, et maintenant je travail avec amour, et ça, ça fait toutes la différence!!!

5 Likes

#8

C’est si bon de vous lire tout le monde !
Cela faisait plusieurs semaines que je n’étais pas venu lire sur le site…parce que je travaille trop ! :upside_down_face: Mais ce n’est que temporaire. Comme Léandre, le but étant de me procurer un lopin de terre à la campagne.
Mais au fait, je réfléchis parfois à la notion de propriété terrienne… Je pense souvent aux peuplades qui vivaient ici avant les colonisateurs européens. En particulier les chasseurs-cueilleurs. On était bien loin des terrains cadastrés ! Mais je me garde bien d’angéliser ces humains des temps immémoriaux; ils avaient aussi leurs tares, comme par exemple les dévastatrices guerres inter-tribales.
Dans l’idéal aujourd’hui, je m’installerais sur une parcelle de terre publique (terre de la Couronne) mais, à moins que je ne me trompe, elles sont toutes situées très éloignées des zones habitées, ce qui ferait de moi un ermite. Mais voilà, je ne suis pas encore assez misanthrope pour en arriver là.
Donc pour l’instant, je participe à la marche effrénée de la machine capitaliste en occupant un emploi traditionnel (chauffeur de bus nolisé), en assumant que je contrarie quotidiennement mes convictions écologiques. Je suis souvent témoin de gaspillage à bien des niveaux, conformément à notre société occidentale actuelle. Mais de travailler auprès des gens m’aide à mieux saisir et apprécier le genre humain. (que j’avais tendance à fuir auparavant)
Bravo à Caroline pour ce coup de barre en phase avec ses convictions profondes. Ça prend une belle dose de courage et de belle folie pour oser suivre son propre sentier, qui est peu ou pas battu.
Pour répondre à ta question Caroline: peu importe ce qu’on fait comme métier, l’important c’est l’état d’esprit qu’on cultive. C’est mon humble avis. Merci ! :blush:

5 Likes

#9

(Vous lire ça fait ma semaine! Merci pour vos partages!:blush:)

2 Likes

#10

Wow! Vos réponses sont inspirantes ! C’est un plaisir de vous lire ! Ça fait peu de temps que je suis sur le peuplier, mais je m’y sens déjà chez moi! Merci à tous d’avoir partager un brin de votre histoire avec moi!

1 Like